CLIMAT - Ouverture de l’atelier de formation des négociatrices africaines francophones pour le climat : un exemple des engagements communs du Rwanda et de la France en faveur du climat, de l’égalité femmes-hommes et de la francophonie.

L’atelier de formation en matière de changement climatique pour les négociatrices francophones d’Afrique subsaharienne s’est tenu à Kigali du 14 au 18 octobre.

Cet atelier vise à renforcer les capacités des négociatrices francophones d’Afrique subsaharienne afin d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris, et notamment en vue de la COP25 qui se tiendra au Chili du 2 au 13 décembre 2019.

Il s’agit par ailleurs de s’assurer que les femmes soient en mesure de prendre part aux décisions sur le climat et que leur niveau de représentation soit égal à celui des hommes au sein de la Convention Cadre des Nations-Unies. Les vingt-sept participantes, toutes francophones, sont issues de dix-sept pays africains et ont été choisies par leur gouvernement respectif. Pays hôte, le Rwanda est représenté par neuf actrices importantes de la lutte contre le changement climatique, issues du ministère de l’environnement, de la Rwanda Environment Management Authority (REMA), du Fond vert rwandais (FONERWA), de Green Fighter et de l’Association rwandaise des écologistes.
L’atelier couvrira les problèmes liés au changement climatique, les enjeux juridiques et financiers, les travaux de la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques, et les enjeux de la prochaine Conférence des Parties qui se tiendra au Chili en décembre prochain. Par ailleurs, cet atelier permettra aux négociatrices d’acquérir une maitrise approfondie de ces problématique tout en développant renforçant leurs capacités de négociation au travers de prises de parole en public, et de simulations de négociations etc. Enfin, cette semaine d’échange permettra à ces ambassadrices du climat d’échanger leurs bonnes pratiques et de constituer un réseau pour l’avenir.

Session d’ouverture en présence d’officiels rwandais et français.

A l’occasion de la session d’ouverture, le Chargé d’affaires de l’Ambassade de France – M. Jérémie Blin, le représentant du Haut-Commissariat du Canada – M. Robert Da Silva, et le Directeur du Bureau régional de l’OIF – M. Boubacar Noumansana ont rappelé les vulnérabilités des femmes face aux risques climatiques et l’urgence de la mise en œuvre d’un développement durable. Le ministre rwandais de l’environnement Docteur Vincent Biruta invité d’honneur, a réitéré l’engagement du Rwanda en faveur de la représentation des femmes dans les enceintes de dialogue internationales. . Un cocktail, en l’honneur des participantes, a été organisé à la Résidence de France pour clôturer cette première journée de formation. A cette occasion, le Chargé d’affaires de l’ambassade de France a rappelé les engagements communs du Rwanda et de la France sur les thèmes de l’égalité femmes-hommes, de la francophonie et du climat.

Un engagement fort du Rwanda en faveur du climat.

Le rôle du Président Kagame, notamment à travers son intervention lors du sommet climat du Secrétaire général des Nations-Unies du 23 septembre en tant que représentant de la coalition sur le refroidissement, illustre l’attention qui est donnée au climat dans le pays. Les émissions de GES du Rwanda sont particulièrement faibles (moins de 0,02% des émissions mondiales). Fortement dépendant du pétrole importé et confronté au coût élevé de l’électrification de son territoire majoritairement rural, le Rwanda a fait le choix de promouvoir des énergies alternatives comme le biogaz et l’énergie solaire.

  • Le Rwanda a rejoint l’Alliance solaire internationale – initiative conjointe de la France et de l’Inde pour favoriser le déploiement de l’énergie solaire - et le Président Paul Kagame s’est exprimé à l’ouverture du sommet du 11 mars à New Delhi.
  • Le Rwanda a participé aux Sommets One Planet (OPS) lancés par le président Macron en novembre 2017 à l’occasion des deux ans de l’accord de Paris et s’y est rallié à l’appel à l’action pour la préservation et la conservation des forêts lancé par les Présidents Kenyatta et Macron. Un groupe de travail pour la mise en œuvre de l’appel à l’action est à l’étude avec le Rwanda.
  • Le Président Kagame a joué un rôle de leadership lors de l’adoption de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal en octobre 2016, qui a constitué une avancée majeure pour le climat. En permettant la réduction rapide de la production et la consommation d’hydrofluorocarbures (HFC), de puissants gaz à effet de serre à courte durée de vie, cet amendement pourrait éviter jusqu’à 0,4°C de réchauffement d’ici la fin de siècle.
  • Le Rwanda a récemment adhéré à l’Engagement de Biarritz pour une action rapide en faveur de l’efficacité dans le secteur du refroidissement présenté au G7.

Les négociatrices, accompagnées de l’Ambassade de France au Rwanda, ont eu d’aller sur le terrain dans le cadre de leur formation et de comprendre très concrètement l’engagement du Rwanda en faveur du climat.

publié le 20/10/2019

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